Protoxyde d’azote : la drogue qui ne me fait pas rire.

Citoyen, j’interpelle Bruno Studer – Député de la 3ème circonscription. Par ce courrier, l’objectif est de prendre date afin de lutter contre la consommation de protoxyde d’azote. La drogue des pauvres et des gosses.

Photo Hansmuller

Monsieur le Député,

Vous n’êtes pas sans connaître les actions de nettoyage « citoyen » mené parfois publiquement, parfois discrètement par « Les Cigognes Vertes » dans notre circonscription.

Depuis plusieurs mois, on assiste à une « augmentation forte » de l’abandon de cartouches de protoxyde d’azote tant dans les zones vertes, dans les parcs que sur la voie publique.

Ces cartouches sont désormais loin de leur usage originel, dans les siphons de chantilly ou pour les qualités anesthésiantes dans le milieu hospitalier.

Le « gaz hilarant » ne fait plus rire et constitue une porte d’entrée à bas prix dans le monde de la drogue et de ses addictions.

Inhalé, le protoxyde d’azote n’est pas sans risque. Une consommation régulière, des doses multipliées ne sont pas sans effets sur la moelle osseuse et viennent impacter le système nerveux.

Il en découle des troubles cardiovasculaires, neurologiques et respiratoires importants, voire définitifs.  Des cas de tétraplégie et d’ataxie ont ainsi été signalés.

Il va sans dire que la situation est dramatique lorsqu’elle se double de la consommation d’autres drogues ou stupéfiants.

La lutte contre la consommation de protoxyde d’azote nous invite à agir :

  • en en interdisant la vente aux mineurs et en conditionnant l’achat par la présentation d’une pièce d’identité pour les personnes majeurs,
  • en en interdisant la revente,
  • en durcissant les conditions de vente en ligne,
  • en faisant apposer naturellement des pictogrammes d’avertissement sur l’ensemble des contenants,
  • en classifiant le protoxyde d’azote et sa consommation détournée dans les stupéfiants et en l’intégrant dans l’ensemble des programmations de préventions en direction de la jeunesse.

A moins de 1 euro , la cartouche, celle-ci n’étant pas consignée qui plus est, je crains les effets de cette nouvelle drogue tant sur la jeunesse que sur notre environnement immédiat.

Je vous remercie de bien vouloir m’indiquer ce qui peut être fait sur le sujet et de me tenir informer de vos éventuelles démarches.

Stéphane Bourhis

Ancien conseiller municipal de Hoenheim

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